Dans les mains invisibles, il danse chaque jour, Les fils qui le tirent, l'éloignent de l'amour, Sous les néons des rues, il avance en silence, Un sourire figé, mais au fond, la souffrance. Le pantin sans âme, dans le grand théâtre, Joue son rôle, sans jamais faire de faux pas, Sous les ordres muets, il plie sans éclat, Mais au fond de lui, l'ombre le combat. Ses poches sont légères, ses rêves sont trop lourds, Les factures s'entassent, un fardeau de tous les jours, La machine avale tout, presque tout ce qu'il gagne, Lui laissant que les miettes, le laissant dans son bagne. Le pantin sans âme, dans le grand théâtre, Joue son rôle, sans jamais faire de faux pas, Sous les ordres muets, il plie sans éclat, Mais au fond de lui, l'ombre le combat. Il lève les yeux, vers un ciel de plomb, Les étoiles se moquent, elles brillent pour d'autres noms, Ses mains tremblent, ses fils se resserrent, Un cri muet, mais personne pour l'entendre. Un jour de plus, un jour de trop, Les fils l'étouffent, la lumière devient flou, Le rideau se ferme, dans une chambre dénudée, Le pantin a cessé de danser, il s'est libéré.