Un homme qui pleure Il marche seul dans la nuit noire, Cherchant la paix, cherchant l'espoir, Sous la lune, son cœur s'expose, La douleur en silence explose. C'est beau un homme qui pleure, Sans artifices, sans leurs, A l'état brut, sans retenues, Au plus profond de lui ému. Les souvenirs dansent dans sa tête, Il pense avoir été toujours bête Dès l'aurore de sa vie Jusqu'à cet instant, cette nuit. C'est beau un homme qui pleure, Sans artifices, sans leurs, A l'état brut, sans retenues, Au plus profond de lui ému. Il est toujours là pour eux Mais il ne récolte que des adieux. Il donne tout sans rien garder, Même quand son âme est enchaînée. Est-ce de la pluie sur sa joue Ou est-ce des pleurs, et c'est tout ? Nul ne sait à part lui; Il porte un secret bien enfoui. C'est beau un homme qui pleure, Sans artifices, sans leurs, A l'état brut, sans retenues, Au plus profond de lui ému. Il a en lui de la souffrance, Toute celle qu'on lui lance Sans même s'en préoccuper, Quitte à réduire son apogée. Pourquoi est-il obligé De souffrir pour aider ? Pourquoi est-il fait d'argile Dans un monde qui se défile ? C'est beau un homme qui pleure, Sans artifices, sans leurs, A l'état brut, sans retenues, Au plus profond de lui ému.