Mon âme, dans la splendeur des jours anciens, Respire les parfums des grands vers oubliés, Où tout mot était une perle de chagrin, Un joyau précieux, à jamais admiré. Les justes mélodies, ainsi qu'un doux refrain, Bercent les esprits, éternels voyageurs, Nous offrant des mondes d'émotions sans fin, Peuplés de troublant rêves, d'ombre et de splendeur. Les rimes traversent le temps: Ce sont les poèmes d'antan. Dans le calme des bibliothèques pieuses, Vivent les souffles des poètes disparus, Leurs voix résonnent, douces et mystérieuses, Échos d'une époque, par le temps, suspendue. Ô poètes maudits, aux fées inspiratrices, Vos vers sont des rivières de mélancolie: Ils coulent en nous, comme de vastes supplices, Des chants immaculés, éternels et sacrés. Les rimes traversent le temps: Ce sont les poèmes d'antan. Les pages jaunies gardent vos doux souvenirs, Les cœurs fidèles vibrent dans vos espérances, Et même si le faste temps peut tout détruire, Vos riches mots vivront, empreints de résonance. Sous le ciel d'été ou l'ombre des étoiles, Vos vers, doux fantômes, nous invitent au bal, Dans le vaste jardin secret de nos âmes, Où fleurit encore l'éclat de vos flammes. Les rimes traversent le temps: Ce sont les poèmes d'antan.